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La Commission du Gouvernement, a demandé que l'Assemblée Générale se constitue en Commission de Consultation sur les qualités du prochain Supérieur et de son Conseil.
L'unanimité de l'Assemblée s'est prononcé en faveur de cette demande.
Les divers participants ont donné leur point de vue et dans un laps de temps de 45 minutes on a pu en avoir un aperçu, dans lequel on a mentionné les aspects suivants :
Sur le Supérieur Général :
Plusieurs opinions ont exprimé que le trait le plus important était celui de pasteur, qui prenne en mains le problème des Frères âgés et des secteurs les plus nécessiteux de l'Institut, surtout en ce qui concerne la formation. Qu'il sache écouter, ce qui le rendra capable de comprendre la diversité de l'Institut.
Qu'il ait la tendresse d'une mère pour nous convaincre des changements que nous devons opérer et la fermeté d'un père pour accompagner le changement et pousser la rénovation.
Qu'il sache maintenir l'unité dans la pluralité et que, par conséquent, il accompagne de près les Visiteurs.
D'autres ont indiqué que le plus important en ce qui concerne le Supérieur est qu'il soit un prophète, avec une claire vision de l'avenir et sans peur des changements. Qu'il soit capable de dénoncer les déviations, d'ouvrir des perspectives et de motiver la rénovation. Qu'il connaisse la réalité et soit capable de réanimer, d'activer les secteurs de l'Institut en difficulté. Qu'il soit audacieux pour promouvoir les changements. Ce trait prophétique doit le rapprocher du prophétisme de Jésus et lui donner la capacité de s'intégrer à une équipe (Conseil) pour réaliser son leadership et l'animation de l'Institut.
En pensant à une personne qui réunisse à la fois ces deux caractéristiques (Pasteur et Prophète), l'opinion est que ce doit être l'Équipe, le Supérieur et son Conseil, qui doive réunir ces deux qualités.
On a mentionné d'autres qualités personnelles comme : sa qualité de religieux et la sensibilité de son adhésion à l'option préférentielle pour les pauvres.
Sur le Conseil Général :
La majorité des opinions s'est concentrée sur le fait que le Conseil Général doit être une équipe, unie et équilibrée, constituée d'experts et non de représentants géographiques. Quand la situation l'exige, le Supérieur peut déléguer un Frère d'une région, au courant des problèmes et de la spécificité du milieu, pour effectuer un travail concret et présenter au Supérieur une opinion qualifiée, comme ça s'est déjà fait.
On a signalé que la condition d'expert ne suffit pas, mais qu'il faut aussi les qualités de base d'un homme de Dieu, et surtout sa capacité de travailler en équipe. Les Conseillers doivent partager les qualités d'ouverture et de compréhension de l'avenir que doit avoir le Supérieur, et être conscients du nouveau cycle de vie qui s'ouvre à l'avenir.
Le nouveau leadership de l'Institut doit développer la subsidiarité et l'interdépendance : aucun district ou secteur de l'Institut n'est si riche qu'il n'ait pas besoin des autres, ni si pauvre ou si nécessiteux qu'il ne puisse apporter quelque chose aux autres.
Il est important que ce soit le Supérieur lui-même qui choisisse ses Conseillers parmi les personnes que le Chapitre estime aptes à occuper le poste.
Il s'est posé le problème du repérage des personnes les plus capables au sein de l'Institut ; du fait que la plus grande partie des participants n'ont qu'une connaissance restreinte des Frères d'autres régions. C'est pourquoi il faudrait trouver le moyen de présenter les candidats, se rendre compte de leurs qualités, les analyser ouvertement et en discuter avant de les élire.
L'exercice du leadership doit se rapprocher des régions, surtout de celles où se trouve l'avenir de l'Institut dans les prochaines années. Il doit tenir compte des moyens de communication modernes dans l'exercice de sa fonction. |