Journées Lasalliennes Internationales pour la Paix

Journées Lasalliennes Internationales pour la Paix

Journées Lasalliennes Internationales pour la Paix: 21 Sep – 21 Oct , 2013. 

7ème Édition

 Message du Fr. Álvaro Rodríguez Echeverría

Frère Supérieur Général de l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes

 

LA PAIX EST POSSIBLE

Une fois de plus le mouvement international des Jeunes Lasalliens nous invite à réfléchir, prier et nous engager pour la cause de la paix, que nous célébrerons cette année le 21 septembre. Le thème choisi est extrêmement inspirateur : la Paix est Possible. Oui elle est possible si chacun de nous s’engage à la chercher et à créer des relations fraternelles. Elle est possible si nous mettons les personnes, toutes les personnes, au-dessus des choses, elle est possible si nous faisons nôtre le projet de Dieu sur l’humanité.

Il y a une autre raison qui cette année nous invite à cet engagement. Nous fêtons les 50 ans de l’encyclique Pacem in terris de Jean XXIII, la première qui fut écrite non seulement pour les catholiques ou les croyants mais aussi pour tous les hommes de bonne volonté, elle fut publiée le 11 avril 1963. À une époque historique où le monde se débattait du fait des tensions entre le bloc capitaliste et le bloc soviétique, de la construction du mur de Berlin et de la crise des missiles de Cuba, le Pape lança un cri pour la paix en nous invitant à une paix qui ne se limite pas à une coexistence pacifique, mais qu’il faut construire jour après jour à partir des quatre valeurs fondamentales : la vérité, la justice, la charité et la liberté, en tenant toujours compte des droits de l’homme.

Quand nous parlons en tant que jeunes Lasalliens d’une paix possible, il faut penser aux enfants et au monde dont ils vont hériter. Si nous voulons que la paix soit possible nous devons commencer par eux. Gandhi disait : Si nous voulons atteindre la paix véritable en ce monde et si nous voulons mener à bien une véritable guerre contre la guerre, nous devrons commencer par les enfants. Et s’ils grandissent unis par leur innocence naturelle nous n’aurons pas à lutter mais nous irons de l’amour à l’amour et de la paix à la paix.

Il est très triste de savoir que depuis son commencement, 6500 enfants sont morts du fait de la guerre de Syrie, selon un rapport des Nations unies. Il est très triste de savoir qu’aujourd’hui dans le monde il existe près de 300 000 enfants soldats selon un rapport d’amnistie internationale, qui sont utilisés comme machines de guerre, porteurs, espions, messagers, gardes du corps, esclaves sexuels, détecteurs de mines…

Il est important de connaître et de faire connaître cette réalité, de prier pour ces enfants et dans la mesure de nos possibilités de faire partie d’associations qui luttent contre ce fléau qui couvre de honte l’humanité. Je me rappelle avec admiration d’une œuvre lasallienne à Mannar, au Sri Lanka, où les Frères ont une œuvre en faveur des enfants qui étaient enrôlés dans la guerre qui vient de se terminer. Nous pouvons certainement tous faire quelque chose, en commençant par notre propre environnement. Répondre comme Lasalliens aux besoins des plus vulnérables fut l’une des propositions que nous avons faites à l’Assemblée internationale de la Mission Éducative Lasallienne, au mois de mai dernier.

Que la paix soit possible au vu de la situation actuelle semble un songe et une utopie. Mais nous devons avoir confiance dans la capacité que nous avons tous de construire un monde plus humain inspiré par les valeurs de l’Évangile dans le dialogue avec toutes les religions et les hommes et femmes de bonne volonté.

Dieu veuille que cela devienne un jour réalité est que nous rendions possible cette belle vision de notre avenir :

Un jour, ils [les enfants]  apprendront des mots qu’ils auront du mal à comprendre.
Les enfants des Indes demanderont : « Qu’est-ce que la faim ? »
Les enfants d’Alabama questionneront : « Qu’est-ce que la ségrégation raciale? »
Les enfants d’Hiroshima s’étonneront : « Qu’est-ce que la bombe atomique ? »
Et les enfants des écoles poseront des questions: « Qu’est-ce que la guerre ? »
C’est toi qui leur répondras. Tu leur diras: « Ce sont des mots désaffectés,
comme les diligences, les galères ou l’esclavage.  Des mots qui ne veulent plus rien dire.
C’est pour cela qu’on les a retirés du dictionnaire. »
 (Jean Debruyne)

Frère Álvaro Rodríguez Echeverría
Supérieur général

 

acrobat13  Peace is Possible

 

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