Saint Martyrs de Turón et Saint Jaime Hilario Barbal

Saint Martyrs de Turón et Saint Jaime Hilario Barbal

Saint Cirilo Bertrán (José Sanz Tejedor)
Saint Marciano José (Filomeno López López)
Saint Julián Alfredo (Vilfrido Fernández Zapico)
Saint Victoriano Pío (Claudio Bernabé Cano)
Saint Benjamín Julián (Vicente Alonso Andrés)
Saint Augusto Andrés (Ramón Martín Fernández)
Saint Benito de Jesús (Héctor Valdivielso Sáez)
Saint Aniceto Adolfo (Manuel Seco Gutiérrez)
Saint Inocencio de la Inmaculada Canoure, CP (Manuel Canoura Arnau)

En 1934, Turón, une ville minière de la Province des Asturies, au Nord-Ouest de l’Espagne, fut le centre d’une opposition anti-gouvernementale et anticléricale dans les années qui précédèrent la Guerre Civile espagnole. L’école des Frères irritait les radicaux responsables de la ville à cause de l’influence religieuse qu’elle exerçait sur les jeunes. Les Frères, on le savait, défiaient l’interdiction de l’enseignement de la religion et escortaient ouvertement leurs élèves à la messe du dimanche. Le premier vendredi du mois d’octobre, les autorités entrèrent par effraction dans la maison des Frères sous prétexte que des armes y étaient cachées. Le Père Inocencio, Passioniste, qui était arrivé la veille au soir, se préparait à célébrer la messe pour les Frères. Ceux-ci et leur aumônier furent arrêtés, retenus prisonniers pendant la fin de semaine sans jugement, et au milieu de la nuit furent conduits à pied au cimetière où ils furent fusillés sans autre formalité. Le Frère Cirilo, le Directeur, était âgé de 46 ans et le Frère Marciano, le cuisinier, de 39 ans. Le Frère Julián en avait 32 et les autres entre vingt et trente. Aniceto, le plus jeune, avait 22 ans, et avait encore des voeux annuels. Tous furent arrêtés, retenus et exécutés en tant que communauté, victimes de la haine et de la violence contre l’Église ; ils témoignèrent par leur mort de leur foi courageusement professée et communiquée si efficacement à leurs élèves.

Saint Cirilo Bertrán (José Sanz Tejedor)
Né à Lerma (Burgos), Espagne, le 20 mars 1888
Entré au noviciat le 23 octobre 1906

Saint Marciano José (Filomeno López y López)
Né à El Pedregal (Guadalajara), Espagne, le 15 novembre 1900
Entré au noviciat le 20 septembre 1916

Saint Julián Alfredo (Vilfrido Fernández Zapico)
Né à Cifuentes de Rueda (León), Espagne, le 24 décembre 1903
Entré au noviciat le 4 février 1926

Saint Victoriano Pío (Claudio Bernabé Cano)
Né à San Millan de Lora (Borgos), Espagne, le 7 juillet 1905
Entré au noviciat le 30 août 1921

Saint Benjamín Julián (Vicente Alonso Andrés)
Né à Jamarillo de la Fuente (Burgos), Espagne, le 27 octobre 1908
Entré au noviciat le 29 août 1924

Saint Augusto Andrés (Román Martín Fernández)
Né à Santander, Espagne, le 6 mai 1910
Entré au noviciat le 3 février 1926

Saint Benito de Jesús (Héctor Valdivieso Sáez)
Né à Buenos Aires, Argentine, le 31 octobre 1910
Entré au noviciat le 7 août1926

Saint Anicet Adolfo (Manuel Seco Gutiérrez)
Né à Celada Marlantes (Santander), Espagne, le 4 octobre 1912
Entré au noviciat le 6 septembre 1928

Saint Inocencio de la Immaculada,CP (Manuel Canoure Arnau)
Né à Cecilia del Valle de Oro (Lugo), Espagne, le 10 mars 1887
Ordonné prêtre le 20 septembre 1920

Martyrisés en Espagne le 9 octobre 1934
Béatifiés le 29 avril 1990
Canonisés le 21 novembre 1999


Manuel Barbal Cosán naît le 2 janvier 1898 à Enviny, petite ville au pied des Pyrénées au Nord de l’Espagne. Connu pour son caractère sérieux, il n’a que 12 ans quand, avec la bénédiction de ses parents, travailleurs courageux et pieux, il entre au séminaire du diocèse d’Urgel. Mais il a bientôt des problèmes d’audition et on lui conseille de rentrer dans sa famille. Convaincu que Dieu l’appelle, il éprouve beaucoup de joie quand, en 1917, il apprend que l’Institut des Frères l’accepte au noviciat à Irún, près de la frontière française. Après seize ans de différentes affectations ses problèmes d’audition croissants l’obligent à abandonner la classe et il travaille au jardin de la maison de formation de San José de Cambrils, Tarragone.

En juillet 1936, alors qu’il se rend dans sa famille à Enviny, il se trouve à Mollerussa quand la guerre civile éclate. Reconnu comme Frère, il est arrêté et emprisonné. En décembre, il est transféré à Tarragone et envoyé dans un bateau-prison avec plusieurs autres Frères. Le 15 janvier 1937, il subit un jugement sommaire. Alors qu’il peut retrouver sa liberté en déclarant qu’il n’est que jardinier, il insiste sur sa qualité de religieux et scelle ainsi son sort. Le 18 janvier, il est conduit vers le cimetière dans la côte appelée Monte de la Oliva pour être exécuté. Ses dernières paroles à ses assassins sont « Mourir pour le Christ, garçons, c’est vivre ». Quand deux salves manquent leur cible, les soldats lâchent leurs fusils et s’enfuient. Leur chef, en hurlant des insultes grossières, tire cinq coups de pistolet à bout portant et la victime tombe à ses pieds.

Né le 2 janvier 1898
Entré au noviciat le 24 février 1917
Martyrisé le 18 janvier 1937
Béatifié le 29 avril 1990
Canonisé le 21 novembre 1999

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