Entrevue avec le Frère Supérieur général

Entrevue avec le Frère Supérieur général

Dialogue avec le Frère Robert Schieler, F.S.C., Supérieur général, à propos du Synode 2018 – Jeunes, foi et discernement vocationnel.

Pendant quatre semaines, le Frère Robert Schieler, F.S.C., Supérieur général, a participé au synode des évêques au Vatican sur : les jeunes, la foi et le discernement des vocations. Les évêques, ainsi que des prêtres, des religieux et des religieuses et des jeunes du monde entier ont vécu des jours de prière, de discussion, d’analyse et de dialogue sur les temps actuels, l’Église et son attachement à la réalité des nouvelles générations.

Après le synode et presque au même moment où il préparait sa visite pastorale chez les Frères et Lasalliens du Brésil le 30 octobre, le Frère Robert a répondu à quelques questions concernant cette expérience ecclésiale importante  grâce à laquelle l’Église a entendu la voix de milliers d’éducateurs lasalliens toujours passionnés par Dieu et l’humanité dans 80 pays du monde.

Si un jeune vous demande : à quoi sert vraiment un synode ? Quelle serait votre réponse ?

Un synode est un rassemblement d’évêques pour conseiller le pape et, à l’occasion, pour réfléchir sur une question importante de la vie de l’Église et du monde. Les synodes ont été le fruit du Concile Vatican II comme une étape vers davantage de relations collégiales et de dialogue dans l’Église, en particulier entre les évêques et le pape. Un cadeau du pape François a été le fait d’élargir la voix, au-delà des évêques, aux Synodes.

Quels trois mots utiliseriez-vous pour décrire votre expérience en tant que membre actif du Synode 2018 ?

Être invité à participer à un synode, c’est un appel à l’humilité. Faire l’expérience de l’universalité de l’Église est une bénédiction. Être en dialogue avec les jeunes, c’est être stimulé.

Quelles sont les principales leçons que vous pouvez apprendre de cet événement si important pour l’Église ?

  1. a. Le pape François est sérieux dans la création d’une Église à l’écoute et d’une Église qui vit l’Évangile de Jésus.
  2. b. Beaucoup de jeunes ont une passion pour leur vocation et veulent jouer un rôle dans la mission de Dieu confiée à l’Église.
  3. c. L’inclusion reste un défi pour l’Église institutionnelle.

Une fois le synode terminé, quels sont les chemins que notre mission éducative lasallienne doit continuer ou commencer à suivre ?

Premièrement, nous ne devons pas penser que le synode est terminé. Nous devrions considérer le synode comme un point central dans un processus continu. Deuxièmement, il convient de noter que le 45e Chapitre général de l’Institut en 2014 prévoyait les grands thèmes du synode : l’accompagnement, la variété des vocations dans l’Église aujourd’hui, l’importance de la formation continue, la nécessité et un nouvel engagement dans la pédagogie de la catéchèse. Nous devons rester fidèles et créatifs à ces engagements demandés par les Capitulants au Chapitre général.

Quels thèmes clés devrions-nous approfondir pour que les Frères des écoles chrétiennes  puissent favoriser et accompagner le discernement vocationnel des jeunes ?

Fraternité: En tant que Frères de La Salle et partenaires lasalliens, nous devons continuer à inviter des jeunes dans nos communautés pour la prière et le dialogue.
Volontariat: élargir les programmes de volontariat dans le cadre desquels les jeunes exercent un ministère auprès des pauvres et des personnes vulnérables et ont une expérience de la vie en communauté avec Frères and partenaires pendant une période assez longue, allant de plusieurs mois à un an.
Confiance: confiance dans la Providence divine, confiance dans l’autre, confiance dans nos jeunes.

Comment appelleriez-vous ces moments où nous vivons ? Sommes-nous confrontés à une crise de foi ? Une crise ecclésiale?

L’intolérance croissante sur la scène publique et la prolifération de fausses nouvelles constituent une crise d’aujourd’hui. La situation critique des réfugiés, la plus grande migration de population de la planète depuis la Seconde Guerre mondiale est une tragédie à ne pas ignorer. Nous et l’Église devons mieux utiliser nos ressources, nos expériences et nos voix pour les personnes sans voix.

Y a-t-il des murs qui nous empêchent d’écouter les jeunes ?Un cadeau de notre charisme est la nature de nos relations avec nos étudiants, frères et sœurs aînés, avec nos frères et sœurs plus jeunes. Les relations sont favorisées en les appelant par leur nom et en respectant leur dignité individuelle. À l’approche de l’année 2019 des vocations lasalliennes, nous rendons grâce pour la vie de Jean-Baptiste de La Salle qui, avec ses premiers Frères, a donné naissance à une vision et à une méthodologie éducative qui ont éradiqué les cloisons entre maîtres et étudiants.

Quels sont les ponts que nous pouvons construire avec eux ?

Tout au long du synode et dans le document de travail, la valeur de l’éducation catholique donnée par de nombreuses congrégations de femmes et d’hommes religieux a été soulignée et reconnue. Le « pont » que nous devons continuellement construire est un environnement éducatif où les pauvres, les classes moyennes et les classes supérieures de nos sociétés se rencontrent et s’éduquent mutuellement.

Un dernier mot pour…

les Frères de La Salle :

Le Synode a appelé à une approche de la jeunesse qui soit au cœur de notre vocation. Nous avons une vocation privilégiée pour marcher avec les jeunes. Nous sommes en relation étroite avec eux et nous les accompagnons dans leur cheminement vers l’édification d’une vie de foi à l’âge adulte. Ils sont nos professeurs autant que nous sommes les leurs. Quelle richesse est notre héritage !

á nos jeunes Lasalliens :

L’Église veut aller au-delà du mandat donné aux jeunes et à tout le peuple de Dieu de s’y engager. Le synode a appelé à la coresponsabilité des jeunes avec l’Église. Elle reconnaît les jeunes comme protagonistes de l’Église et partenaires dans l’annonce de la Bonne Nouvelle, en particulier auprès de leurs pairs. Le synode a également reconnu l’invisibilité des évêques, des prêtres et des religieux face aux jeunes et le manque de contacts réguliers avec eux. Il y a un désir de rectifier cela. Chers jeunes, ne perdez pas l’espoir et la confiance en nous.

á nos partenaires, enseignants et associés :

Le rôle indispensable des écoles et des universités dans la formation de professeurs, participer à la reconstitution et à l’exaltation. Gracias, lasalianos, par le don de vues, et par les sacrifices de médecins qui ont perdu le contrôle, sont nombreux.

lasalleorg media | Rome
November 2 2018

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